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Les ateliers philo d'Oscar Brenifier : vos retours

Les ateliers philo qui se sont déroulés dans les médiathèques Co.RAL ont suscité de nombreuses réactions. Certains participants ont eu envie de communiquer leurs commentaires, ressentis, par rapport à l’intervention d’Oscar Brenifier. L’occasion de poursuivre la pratique philosophique !

Voici les réactions et commentaires de plusieurs participants. Nous les remercions pour ces retours. 
« Enseignant en philosophie, j’étais curieux d’apprendre des éléments méthodologiques qui auraient pu enrichir mon travail. J’ai assisté à une séance d’Oscar Brénifier (O. B.) avec une classe de collège, et j’ai participé au séminaire du samedi. Je livre mes constats et mes réflexions sur le séminaire. Dès le début, une participante a été traitée comme le vilain petit canard qui veut trop parler, qui ne comprend pas, qui n’a pas la bonne attitude et qui a un problème avec les autres. Or, il s’était passé la même chose avec un élève deux jours avant. Procédé bien rôdé, attribution d’un rôle, mise en scène ?

O. B. a interprété la posture de ma voisine qui croisait les bras comme une position de résistance, de contrôle et de rigidité, alors qu’elle a expliqué qu’elle avait juste un peu froid, ce qui a été interprété comme du baratin. Dans l’ensemble, O. B. semblait n’avoir aucun doute sur le sens des hésitations, des silences et du langage corporel, il « savait » la vérité. Un dialogue est-il possible, si on « sait » à l’avance ce que pense l’autre, et ce qu’il est ?
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« J’ai observé plusieurs ateliers d’Oscar Brénifier qui se déroulaient à la médiathèque et participer à l’atelier du jeudi en début d’après-midi. J’ai été à la fois participante et observatrice.

Dans un premier temps j’ai été stupéfaite ! Ce sont surtout les remarques faites à mon entourage qui m’ont le plus déstabilisée, celles me concernant ne m’ont pas étonné car je les avais déjà entendu et les accepte.

J’ai beaucoup appris pendant ces ateliers sur ma façon de penser et ma relation aux autres. Je me suis rendue compte que répondre simplement à une question par un oui ou un non était très compliqué dans certains cas, nous utilisons une quantité d’adverbes pour atténuer, justifier nos réponses. C’est tellement ancré dans notre mécanisme que l’on a du mal à s’en défaire et répondre seulement par un mot nous paraît inconcevable. Les mots semblent même nous faire peur : rigide, têtu par exemple, même si nous le sommes, nous préférons nuancer la chose plutôt que de se positionner. Il est facile de se cacher derrière une ribambelle de mots mais devant un seul, est-ce que c’est toujours aussi simple ?
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« Je me demande encore où est la philosophie dans tout ça...
Moi qui croyais que philosopher signifiait réfléchir, affiner sa conception, comprendre les paradoxes, et construire une pensée...
Quelle surprise d'entendre ce soit disant philosophe faire de tels amalgames... exemple :

- Monsieur Brénifier lit un texte puis pose une question. Lorsqu'une personne lui dit que sa lecture influence la réponse, il rétorque «  Vous dîtes que je suis un manipulateur ? » et demande aux gens de se prononcer immédiatement là-dessus. Forcément, la réponse est dans son sens... Quelle habileté! Pourtant influencer et manipuler n'est pas du tout la même chose... Je peux influencer quelqu'un en lui donnant un avis, ce n'est pas de la manipulation...
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« J'ai vécu une brenification ! Je m'explique : je précise que je ne connaissais pas du tout ces ateliers et que je n'avais aucun apriori ni attente.

Le jeudi, lors de mon baptême, j'étais dans le feu de l'action : j'ai dû moi-même répondre aux questions d'Oscar Brenifier et cela m'a bousculée quand il a évoqué un de mes comportements habituels ... et puis en plus devant tout le monde ... oh quelle horreur !

J'ai d'abord ressenti de la surprise, puis je me suis dit "et oui, ma Claire, cela te fait encore quelque chose de savoir que tu te comportes de telle manière ... oui, ET ALORS ?
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« J'ai participé à l'atelier du vendredi soir à la médiathèque d'Albertville, je venais sans idée particulière car la philo est pour moi le souvenir pas très enthousiaste de ce que j'ai vécu lors de mon année de terminale (il y a longtemps... plus de 25 ans environ).

Après toutes ces années, il me semblait intéressant de me "plonger" dans cet univers avec d'autres sans que ces derniers soient forcément des érudits de la question philosophique.

J'avoue n'avoir pas compris pendant plus des 2/3 de la soirée pourquoi Oscar nous parlait de cette façon (très autoritaire) cela m'a heurté et m'a pratiquement donné envie de partir comme d'autres. Puis peu à peu, j'ai perçu ce vers quoi il nous "obligeait" à aller mais pour moi cela n'a qu'entrouvert la porte qui pourra se refermer très vite si je ne m'oblige pas à réfléchir à tout ce moment vécu ; réflexion qui pour moi est difficile seule.

Je ne suis pas mécontente d'être venue et restée !!! Mais je garde un certain malaise vis à vis de la méthode employée et une certaine frustration de n'avoir pas beaucoup "avancé".
»
« Rassurez-moi : c'était une expérience de socio pour étudier les réactions d'un groupe face au pouvoir d'un animateur très manipulateur ? Parce que les résultats sont bluffants : il arrive à exposer une personne aux rires des autres (on est content que ça ne « tombe pas sur nous... ») et à nous mettre en insécurité totale alors qu'on voudrait se poser pour réfléchir.

- Ah oui, mais Roméo, a dit le « Maître », quand Juliette lui demande s'il l 'aime, ne doit pas réfléchir .

Que répondre à ça ??? Donc notre voisin ne réfléchit pas et répond du tac au tac … et en face on a quelqu'un qui en profite pour généraliser sur son caractère… et à faire rire le groupe (et moi).

Bref, j'ai trouvé cela manipulateur et en manque total de bienveillance. Et je n'infligerai jamais ça à mes élèves !
»
« Alexandre Jollien recherche la rencontre authentique.

L’atelier philosophique du vendredi soir avec Oscar Brenifier m’a semblé correspondre. C’était une authentique rencontre avec la philosophie. Le principe de cet atelier m’a pleinement convenu.

Du temps, du monde et un artiste. Celui-ci nous a montré la nécessaire rigueur qu’impose la philosophie. La rigueur dans le sens des mots. Souvent, nous ne sommes pas très précis quand nous communiquons avec quelqu’un. « Ah ! L’écart entre ce que j’ai voulu dire et ce que l’autre a compris ! ». Et nous ne parlons que de communiquer… donc philosopher… !

La philosophie, c’est « l’ensemble des conceptions portant sur les principes des êtres et des choses… » (cf le larousse), le sujet est d’importance, les philosophes doivent donc être précis dans leur propos et confronter leur raisonnement qui présente leurs conceptions.
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« J'ai eu l'impression que Oscar Brenifier a vexé plusieurs personnes mais peut-être était-ce une méthode pour nous faire réagir ! »

« En tant qu’organisatrice, j’ai assisté à plusieurs ateliers de pratique philosophique avec des jeunes collégiens et des adultes ainsi qu’à la journée de séminaire.

Oscar Brenifier nous demande d’abdiquer toutes les attitudes qui font obstacle à la pratique philosophique. Abdiquer devient la condition préalable à la discussion. D’où cette impression d’être censuré dans ce que l’on voudrait dire, ou bien cette sensation d’être humilié, manipulé…

Mais essayons de dépasser ces impressions. Inversons la vapeur : et si c’était nous qui essayions de manipuler notre petit monde ?

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« J'ai beaucoup apprécié cette initiative qui comme de nombreux projets des médiathèques était alléchante.

Je suis enseignant et le fond et la forme m'intéressaient. J'étais présent le vendredi soir à Albertville.

Sur la forme, j'ai trouvé les procédés rhétoriques utilisés par l'intervenant très déplacés. Il a entrainé le groupe dans une relation très affective et peu rationnelle. Il a cherché à manipuler les individus présents. Il a provoqué un malaise chez certains d'entre nous. Pour ma part, il m'a pris à parti et a jugé mes propos. Comme sa méthode consiste à monopoliser la parole et priver les gens de pouvoir construire une argumentation car ils ne peuvent répondre que par oui ou non, il lui est facile de "démonter", "casser" la personne qui tente de lui répondre. Cette façon de faire ne me paraît pas être celle du Philosophe, mais plutôt du psycho- machin-chose de bas étage. Si l'objectif est de susciter le questionnement, cela ne fonctionne pas. S'il s'agit de déconstruire des savoirs et savoirs -être, cela pourrait fonctionner mais le ton, la méthode utilisée, ne permettent pas d'adhérer au projet. Surtout qu'ensuite, rien ne vient reconstruire, rien ne permet de réfléchir.

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« J'ai assisté à l'atelier du samedi donc payant et je dois dire que je vais être très négative dans mes propos.

Dès la première heure Mr Brenifier m'a muselée et je ne comprenais pas pourquoi quand au bout d'une demi-heure il a enfin expliqué que seuls les personnes qui avaient assisté à l'atelier de la veille pouvaient répondre. Encore fallait-il le savoir mais je n'avais encore pas compris ce qui allait arriver tout au long de la journée.

A chaque fois que je levais la main, il faisait comme si je n'existais pas, je voulais partir dès le matin mais je me suis dis que j'avais payé, que je n'avais rien à me reprocher, que j'étais venue là pleine d'envie d'échanger autour d'idées sur des sujets divers et que ça allait sûrement s'arranger au cours de la journée.

Mais non. J'ai beaucoup souffert, je me suis sentie humiliée.

Mr. Brenifier s'est beaucoup amusé, il a poussé certaines personnes dans leurs derniers retranchements, si bien que beaucoup on dit "je ne sais plus où j'en suis".

Pour moi ce n'était pas de la philosophie mais de la psychologie voire de la psychothérapie.

Désolée.
»
« La méthode n'est pas présentée au début de l'atelier, je la découvre au fur et à mesure de la soirée, comme les autres participants. Elle est basée sur deux types d'interaction : d'une part entre le philosophe et un participant, et d'autre part, entre deux participants, désignés, le philosophe restant en contrôle de l'échange. Le sujet choisi n'est qu'un prétexte pour aborder le questionnement et une réflexion philosophiques.

Mettre certains participants en face de leurs problématiques personnelles de manière violente, voire avec agressivité, est forcément déstabilisant. D'une part pour ceux qui sont pris à partie de manière frontale, d'autre part pour le reste du groupe. Ce qui explique des sorties de salle en cours de séance, ou alors un enfermement dans un mutisme volontaire. C'est pour moi le côté très négatif de cette méthode.

Les points positifs restent les apports sur le questionnement philosophique et les réflexions sur des concepts de base.

En conclusion, cet atelier a été une expérience intéressante, même si je suis en désaccord avec plusieurs aspects de la méthode utilisée par Oscar Brenifier.
»
« J'ai vécu une expérience enrichissante sur un plan émotionnel et intellectuel.

Les interactions, les questions et les explications qui émergent sur ces temps d'apprentissage, m'ont amené à remettre en question mon cadre de référence (habitudes,opinions) et poser des mots sur mes propres résistances.Les différents outils utilisés et enseignés par Mr Brenifier m'ont ouvert l'accès à une autre façon de pensée et une analyse plus fine.

J'ai ainsi pu découvrir avec beaucoup de plaisir le fonctionnement et les enjeux de la pratique philosophique et éveiller davantage ma curiosité sur un univers que je connaissais pas.

Un grand merci à Mr Brenifier pour ce qu'il apporte auprès d'un large public et au personnel de la médiathèque d'avoir organisé cette rencontre. »